Matériel nécessaire !

Une bouteille de 1 à 3 litres en plastique transparent ou en verre avec le bouchon percé et une paille en plastique traversant le bouchon jusqu'au fond tu récipient.

un bulleur. Il ne faut pas y installer le diffuseur. Le tube du bulleur doit être libre.


De l'eau de mer composé d'eau osmosé de sel pour aquarium récifal dosé à 32g/litre

une source de lumière LED de 6500 Kelvin


une souche de phytoplancton. 

De l'engrais basé sur la formule F/2

Mise en œuvre ... 

La production de phytoplancton chez soi commence par la préparation d’un milieu adapté à sa croissance. Il est essentiel d’utiliser une eau de bonne qualité, généralement de l’eau osmosée à laquelle on ajoute du sel marin pour atteindre une salinité proche de celle de l’eau de mer (environ 1020 à 1025). Cette étape est cruciale, car une eau mal préparée peut empêcher le développement des microalgues ou favoriser la contamination par d’autres organismes indésirables. Une fois l’eau prête, elle est versée dans des contenants transparents, comme des bouteilles en plastique, qui permettront à la lumière de pénétrer facilement.

Ensuite, il faut introduire une souche de phytoplancton, comme le Nannochloropsis, qui est particulièrement recommandé pour les débutants en raison de sa robustesse et de sa facilité de culture. Cette souche sert de “graine” et va se multiplier dans le milieu préparé. À ce moment-là, on ajoute également un engrais spécifique pour phytoplancton, généralement appelé milieu nutritif (comme le F/2), qui apporte les éléments essentiels à la croissance, notamment l’azote, le phosphore et les oligo-éléments. Le dosage doit être respecté avec précision pour éviter les déséquilibres.

L’aération constitue une étape essentielle de la mise en œuvre. À l’aide d’une petite pompe à air et d’un tuyau, on crée un flux de bulles dans la culture. Cela permet à la fois de maintenir les cellules de phytoplancton en suspension, d’éviter qu’elles ne se déposent au fond, et d’assurer un apport constant en dioxyde de carbone, indispensable à la photosynthèse. Une bonne aération contribue également à limiter le développement de zones pauvres en oxygène, qui pourraient nuire à la culture.

La lumière est un autre facteur déterminant. Le phytoplancton a besoin d’un éclairage régulier pour se développer, car il réalise la photosynthèse. Une lampe LED ou fluorescente suffit, avec une durée d’éclairage d’environ 12 à 16 heures par jour. La température doit également être surveillée, idéalement entre 20 et 25°C, car des variations trop importantes peuvent ralentir la croissance ou provoquer la mort des microalgues.

Au fil des jours, la culture évolue visuellement : l’eau passe d’un aspect clair à un vert de plus en plus intense, signe que le phytoplancton se multiplie. En général, la culture est prête en 5 à 7 jours, lorsque la couleur devient bien foncée. À ce stade, il est possible de récolter une partie du phytoplancton, tout en conservant une base pour relancer la culture. Il suffit ensuite de compléter avec de l’eau neuve et des nutriments pour maintenir une production continue.

Enfin, l’entretien régulier est indispensable pour garantir la qualité de la culture. Il est important de nettoyer les contenants, de surveiller les odeurs et l’aspect du liquide, et d’éviter toute contamination. Une culture saine doit avoir une odeur légère et une couleur homogène. En respectant ces étapes, il est tout à fait possible de produire du phytoplancton de manière simple, économique et durable à domicile.